Les questions du mois (Mai 2008)
Je réponds ici aux questions posées à l’adresse email confidentielle mise à votre disposition.
Aujourd’hui, ce sera très rapide. Aucune question posée ni la moindre observation de votre part.
Chronique d’une écriture
Ce mois ci, je devrais intituler cette rubrique « chronique d’une non-écriture » ; je me suis interrompu de composer pour écrire ces rubriques, et surtout pour commencer à préparer un début d’enregistrement. Je ne sais pas si les commentaires fournis jusqu’à présent vous ont intéressés, mais je suis bien conscient que sans illustration sonore, ces commentaires sont insuffisants. Par contre, ce mois ci, vous pouvez utilement réviser ce que j’ai déjà écrit, car des illustrations sonores sont présentes et vont prendre tout leur sens après une relecture (même si la première vertu de la musique est de pouvoir se passer de tout commentaire). Mais ne vous impatientez tout de même pas trop : écouter un extrait d’opéra en cours d’écriture n’est pas fréquent !
J’ai donc enregistré, et en ai profité pour affiner un certain nombre de détails d’écriture, supprimé tel instrument alourdissant inutilement telle mesure, modifié après écoute quelques indications de vélocité, etc…
La seconde raison pour laquelle il fallait impérativement que j’enregistre quelque chose concernait les interprètes. J’étais assez conscient de l’honneur qu’ils (et elles) m’ont fait d’accepter de chanter un jour encore indéterminé une œuvre qui n’était même pas écrite, que je pouvais difficilement faire l’économie de ce travail prématuré. Ces interprètes disposent aujourd’hui de la partition des 22 premières minutes, ainsi que de l’enregistrement orchestral correspondant. Enfin, cet enregistrement me permettra peut-être aussi d’intéresser les chanteurs qui manquent encore à l’appel. (il manque encore un baryton basse – ou une basse -, un ténor léger, et un baryton lyrique). Bien fait pour moi, personne ne m’obligeait à écrire un opéra pour 8 personnages plus des chœurs (ah oui, il manque encore aussi les chœurs, mais leur intervention ne concernera que le second acte. J’ai donc largement le temps).
J’ai finalement repris l’écriture il y a quelques jours et entamé la composition de deux scènes sans doute capitales dans ce travail (elles le furent d’abord dans la vie de Padre Pio !). Telles que je les montre, elles sont assez conformes à ce qu’il en a dit lui-même. J’ai dû « compresser » un peu le temps et les évènements. Voici le synopsis des deux scènes en cours d’écriture : s’étant endormi dans son église, il reçoit en songe la visite de la Vierge Marie, puis se réveille en sursaut au moment où un mystérieux personnage apparaît devant lui, les mains et le flanc en sang. On comprend que ce personnage est maintenant le Christ lui-même : « Je suis celui qui, sur la croix, racheta le pécher des hommes ». Quelques instants plus tard, le corps de Padre Pio reproduit les mêmes stigmates sanglants.