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Padre Pio pour l’Histoire
Quatrième de sept enfants d’une famille très modeste, Francesco Forgione nait en 1887 à Pietrelcina Benevento, en Campanie, sud de l’Italie. Sa vocation religieuse est précoce. Le 5 Janvier 1903 il intègre le noviciat capucin (sous le nom de frère Pio). S’en suivront des études secondaires puis de philosophie et enfin de théologie. Le 27 janvier 1907, il prononce ses vœux solennels.  En 1911, son état de santé (qui n’a jamais été très bon) se dégrade au point que Pio est presque considéré comme perdu. Après des séjours dans 2 monastères où son état de santé ne change guère, il est envoyé au couvent de San Giovanni Rotondo, petit village sur le versant de Gargano. Son état de santé s’améliore un peu et il y restera jusqu’à sa mort, 52 ans plus tard, le 23 Septembre 1968.

  
Une vie d’exception :

En Août 1918, Padre Pio reçoit le don de «  transverbération » (1)  Un mois plus tard, il reçoit celui des « stigmates » (1). La nouvelle se répand très vite, d’autant qu’il est déjà connu comme un formidable  « directeur de conscience ». Parailleurs nombreux miracles lui sont déjà attribués. (1) voir définitions plus loin

A partir de Juin 1922, les ennuis commencent ; ils ne cesseront que dans les toutes dernières années de sa vie. A l’instigation de son propre évêque (homme malhonnête, voleur et infidèle à ses vœux),  ainsi que de quelques moines, le Vatican limite ses prérogatives de prêtre (interdiction de dire la messe en public, de rencontrer des paroissiens..). Quantités d’accusations seront aussi lancées contre lui : « il s’infligerait lui-même ses stigmates avec de l’acide » est la principale d’entre elles. Certains iront jusqu’à placer des micros dans son confessionnal pour le piéger. En vain. Sur plusieurs décennies, six ou sept collèges de médecins experts l’examineront et déclareront impossible une quelconque supercherie. Toute sa vie, Padre Pio s'est distingué par l'apparition autour de sa personne du phénomène mystérieux que l'on appelle: "la nuit obscure", nuit intérieure purificatrice faite de souffrance indicible et connue de tous les grands mystiques (l’expression est de Saint Jean de la Croix »)

  
En 1947, à l’instigation de Padre Pio, commence la construction de la « Maison du soulagement de la souffrance », hôpital destiné à accueillir tout le monde sans distinction de classe ou d’argent. Là encore, les polémiques redoublent : certains voient avec fureur l’argent des fidèles déserter les caisses du diocèse au profit de la construction. Dans le même temps, d’innombrables attestations de guérisons miraculeuses circulent et le couvent devient, pour le monde entier,  un lieu très couru de pèlerinage. 40 ans après la mort du prêtre, San Giovanni Rotondo  entretient toujours son culte avec ferveur. Padre Pio a été canonisé en 2002 par le pape Jean-Paul II.
  
                                                           Préambule à l’opéra

En 2005, j’avais composé une courte pièce symphonique intitulée « La Lance et le Sang ». je m’étais inspiré des deux faits les plus marquants (aux yeux d’un profane) du cheminement de Padre Pio vers (ce que l’on nomme) la « sainteté » : la « transverbération », et l’apparition des « stigmates ».Joachim Bouflet (sans doute le meilleur biographe de Padre Pio) décrit la « transverbération » comme une « expérience vécue sur un mode paroxystique de douleur et d’agonie intérieure »). Les « stigmates » sont  des plaies sanglantes apparaissant sans cause apparente et qui seraient semblables à celle infligées au Christ sur la croix (mains, pieds et flanc).
  
A peine terminée, j’eus conscience que cette courte pièce (deux extraits sont à votre disposition sur ce site en (page enregistrements) ne pouvait être qu’un brouillon ; je me promis d’y revenir un jour sous une forme à définir. Sans la formidable biographie de Joachim Bouflet (« Padre Pio »), si riche en textes originaux du prêtre,  il est probable  que je n’aurais pas choisi le  mode « opéra ». Je voudrais citer ici aussi un ami, Alex Millet, compositeur vivant aux USA. C’est lui qui le premier me suggéra de composer un opéra. Même si l’ampleur de la tâche pourrait m’amener un jour à le maudire ( !), je ne le remercierai jamais assez pour cette suggestion qui m’apporte pour l’instant et chaque matin son lot de vraies jubilations musicales.
  
Construction du Livret 

Un choix délicat

Il m’est vite apparu évident qu’il n’y avait que deux façons classiques de servir ce sujet.

Soit, c’est une « hagiographie », suite de pieuses et lisses merveilles. L’église elle-même semble considérer que ces présentations ne contribuent plus guère au développement de la foi dans les populations !
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